Démarche

voir aussi cette rubrique dans les documents Parcours Primaire et Parcours Rentes Genevoises.

De la ligne au volume

En 1999, je réalise plusieurs séries de tableaux ne comportant que quelques lignes droites, avec une palette limitée au noir, au blanc, et au rouge. Après cette période d'austérité, la courbe s'immisce à nouveau parmi les droites, et les couleurs se diversifient un peu. C'est alors que je ressens le besoin d'utiliser le relief. Les premiers reliefs sont des ficelles, du plastique à bulles ou du treillis.

Durant l'hiver 1999-2000, je passe à la troisième dimension: Les lignes deviennent tiges et sortent du tableau, c'est le passage à la sculpture.

Le mouvement

La sculpture m'a amené à m'intéresser au mouvement, que ce soit par l'idée de mouvement que peuvent donner certaines pièces, par la modification de l'objet par le spectateur, ou encore par l'effet du mouvement du spectateur par rapport à l'objet.

L'effet de ce mouvement est observable avec la plupart des objets à 3 dimensions, mais plus particulièrement avec des tableaux ou objets réalisés par la superposition de deux surfaces, treillis ou tôle perforée: Les deux couches provoquent des interférences qui changent selon la position du spectateur. Les changements peuvent être provoqués par le mouvement du spectateur mais aussi par le mouvement du tableau ou objet, qui peut être automatique ou actionné par le spectateur: Le spectateur devient alors utilisateur, ou acteur.

Nouvelles pistes

En été 2002, j'ai mis un pied en Provence et j'en ai ramené des pigments provenant de la terre de cette région: ocres, mais aussi gris d'ardoise, noir de vigne, et enfin de la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre), utilisée pour traiter les vignes et les oliviers. Je travaille depuis lors avec ces pigments, pour la sculpture mais surtout pour la peinture.

La sculpture m'a fait prendre conscience de l'importance que la forme a pour moi: La couleur est secondaire en tant que telle, mais elle m'importe plus par sa forme et sa place dans le tableau. Ces derniers tableaux ne sont souvent plus complètement abstraits, mais associent paysages et sujets abstraits.

J'ai pu aussi, en 2001, récupérer plusieurs kilos de CDROM. Là encore, comme pour les treillis, c'est non seulement le détournement du matériau qui me motive, mais aussi la contrainte qu'il implique. J'utilise ce matériau de différentes manières:

L'âge du fer

Disposant désormais d'un nouvel espace de travail en Haute-Provence, je viens d'aborder un domaine qui m'attirait depuis quelque temps: le fer, plus particulièrement le fer (ou l'acier) soudé. J'ai réalisé cet été ma première sculpture avec ce matériau: Inspirée par une mante religieuse, elle est réalisée en tôle découpée et soudée. Cette technique va me permettre d'aborder des sujets que je n'avais pas pu aborder jusqu'à présent, ou alors seulement avec des pièces de petite taille, car les matériaux que j'utilisais n'étaient pas assez solides. C'est un nouveau monde qui s'ouvre!

Les constantes

Au travers des techniques et des sujets, je commence à entrevoir certaines constantes qui motivent mes travaux:

MS/août-septembre 2003